1 million d’euros d’argent public dépensé pour masquer 40 ans d’absence d’anticipation

Le système Marini-Leca tente de transformer un naufrage de gestion en coup de communication. En affichant fièrement une facture d’un million d’euros hors taxes (1 024 400 € HT) pour « adapter » les écoles à la chaleur, la municipalité révèle ses carences techniques et budgétaires. Derrière la communication de surface se cache une politique de la rustine, inefficace et payée au prix fort. Il s’agit de camoufler l’inaction chronique d’un exécutif municipal dépassé par les enjeux du siècle.

Climatiseurs mobiles sous les toits : le degré zéro de l’ingénierie du bâtiment

Le « plan Marini-Leca » frise le ridicule : équiper les classes sous les combles avec des climatiseurs mobiles d’appoint. Brancher en urgence des appareils ultra-énergivores, bruyants et inefficaces illustre l’échec de décennies de sous-investissement dans l’isolation thermique des bâtiments.

L’adjoint aux travaux Nicolas Leday, en responsabilité sur ces sujets depuis toutes ces années, porte un bilan particulièrement préoccupant. Lors du dernier Conseil municipal, ses réponses aux questions du groupe Servir Compiègne n’ont d’ailleurs pas convaincu. Cela traduit un manque évident d’anticipation. Si l’argent des Compiégnois avait été géré avec une véritable politique publique patrimoniale, nous n’en serions pas réduits à installer des béquilles électriques. Le changement climatique est à prendre en considération avec sérieux et vision sur le long terme.

Face aux carences du système Marini-Leca, Servir Compiègne demande un audit de professionnels

« En tant qu’ancienne adjointe, je suis fière d’avoir obtenu en 2021 le label Territoire Engagé (E3D), qui venait précisément récompenser une vision partagée avec les équipes pédagogiques, portant un élan fondé sur l’éducation et le long terme. Alors que cela n’avait jamais été réalisé par manque de volonté politique, de vrais verdissements de cours d’écoles d’ampleur, durables et structurels ont été réalisés », rappelle Sophie SCHWARZ

« Poser des stores, planter trois arbustes et brancher des clims de supermarché pour plus d’un million d’euros, ce n’est pas une politique publique ambitieuse, c’est une dépense disproportionnée au regard des résultats obtenus. Le rapport qualité-prix de cette opération est une aberration pour les contribuables. »

Suite aux annonces d’une municipalité usée par quarante ans de pouvoir, les élus du groupe Servir Compiègne exigent un audit immédiat et complet sur l’état réel des écoles municipales de Compiègne. Les enfants et les écoles méritent des experts et une stratégie moderne, pas des méthodes totalement déconnectées de la réalité.