La saison des épillets bat son plein à Compiègne. Sur les bords de l’Oise, au square Tainturier, aux abords de la Tour Jeanne d’Arc ou de la sous-préfecture… des propriétaires de chiens signalent une présence importante de ces graminées.
Celles-ci peuvent pénétrer dans les oreilles, les yeux, les narines ou sous la peau des animaux, provoquant des blessures parfois graves et nécessitant des interventions vétérinaires pouvant être lourdes pour la santé des animaux, et pour les finances des propriétaires.

Servir Compiègne demande des mesures simples : identifier les secteurs les plus exposés et adapter leur entretien.
« Il ne s’agit pas de remettre en cause la biodiversité, mais de concilier les objectifs environnementaux avec le bien-être animal. D’ailleurs, les graminées à l’origine des épillets ne constituent pas une ressource particulièrement recherchée par les abeilles et les autres insectes pollinisateurs. Des interventions ciblées sont donc possibles », souligne Julie Lavaire, conseillère municipale du groupe Servir Compiègne.
Pour Sophie Schwarz, présidente de Servir Compiègne, ce dossier révèle surtout l’éloignement de la majorité Leca-Marini des préoccupations quotidiennes :
« Nous avons souhaité aborder ce sujet lors du dernier conseil municipal, à travers une question diverse. Philippe Marini a préféré repousser et différer le traitement du problème plutôt que de le résoudre. Il s’agit ici de prendre rapidement des mesures de prévention qui peuvent éviter bien des souffrances aux animaux et bien des inquiétudes à leurs propriétaires. Renvoyer ce sujet à la rentrée, c’est montrer que, pour la majorité Leca-Marini, le bien-être animal peut attendre. »
La question diverse, renvoyée par le maire en commission, ne sera donc pas examinée avant septembre, lorsque la saison des épillets sera terminée…
