Les cent premiers jours d’un mandat sont toujours un moment de vérité. Ils révèlent la méthode, l’ambition et la capacité à décider de l’équipe municipale. C’est le moment où les promesses de campagne doivent laisser place à l’action. Gouverner, ce n’est pas subir le présent, c’est anticiper l’avenir. Cela exige une hauteur de vue, du courage politique et un projet à long terme. Or, après cent jours de mandat, une question demeure : quel est le cap de l’équipe Marini-Leca ? Où est la promesse d’un nouveau souffle ?
L’immobilisme Marini-Leca : une majorité déjà dépassée
Cent jours après son installation, la nouvelle majorité mariniste peine toujours à imprimer sa marque et à donner une direction claire à son action pour les Compiégnois. Elle est plus préoccupée par l’esbroufe antidémocratique et par une volonté obsessionnelle d’invisibiliser les opposants et leurs 51 % des suffrages cumulés.
Suppression de la retransmission en direct des conseils municipaux mise en place par Philippe Marini depuis 6 ans, conduite des débats au conseil municipal où l’opposition ne peut poser ses questions posément, plan fixe vidéo sur Philippe Marini lorsque les opposants s’expriment… Est-ce cela l’apport de Daniel Leca à Philippe Marini ? Le mariage politique Marini-Leca a conduit Compiègne à une véritable régression démocratique.
Ainsi, après quarante ans aux commandes de la ville, Philippe Marini semble avoir perdu la main sur la conduite des affaires, jusqu’aux détails de l’organisation des débats démocratiques. Philippe Marini, sous l’influence de Daniel Leca, a perdu le fil de la conduite des affaires et ne se rend pas compte que les attentes des habitants ont changé.
Les cent premiers jours d’un mandat sont pourtant le révélateur de la capacité d’une équipe à fixer un cap, à décider et à agir. Force est de constater que celui qui devait donner un nouveau souffle se comporte tel un vieux politicien aux côtés d’un maire au 8e mandat : gérant l’existant, multipliant les annonces et la communication pour repousser les vraies décisions.
Les effets de manche et les slogans « Assises », « Agora », « Empreintes » masquent mal la dérive antidémocratique qui s’installe dans notre ville.
En matière de projet, rien n’a encore réellement émergé, le maire s’étant empressé de prendre un mois de vacances et son premier adjoint est peu présent à Compiègne en semaine. Les Compiégnois n’attendent ni une succession de concepts de communication, ni des comités théodule. Ils attendent une direction claire, des décisions et des résultats concrets. Se contenter de communiquer autour de projets engagés lors du précédent mandat, comme le carrefour hollandais de Bellicart, ne peut tenir lieu de cap politique.
Quant à l’équipe municipale, la greffe entre anciens et nouveaux marinistes peine à prendre. Ces derniers ont les yeux rivés sur le calendrier hypothétique de passation, quand d’autres ont du mal à se faire à l’idée de travailler avec une opposante socialiste qu’ils ont combattue pendant 40 ans. Cette alliance a conduit jusqu’à fracturer la ville dans le choix de l’enseignement des familles pour leurs enfants, séparant le privé et le public. Du jamais-vu à Compiègne.
Économie, sécurité et lien social doivent être des priorités. Pendant ce temps-là, nos commerces souffrent, nos entrepreneurs prennent des risques chaque jour et les porteurs de projets attendent une collectivité qui simplifie leurs démarches. Les rodéos continuent, les tirs de mortiers sont légion et les actions en matière de sécurité se font attendre…
Les derniers épisodes de canicule démontrent cette nécessité d’anticiper et le besoin de volontarisme et d’idées nouvelles. Là où d’autres collectivités préparent leurs espaces publics et protègent les plus fragiles, notre municipalité a donné le sentiment de subir ces événements plutôt que de les prévoir ou d’y réagir rapidement.

Servir Compiègne : la nouvelle dynamique pour une alternative crédible
Pendant que la municipalité mariniste s’enferme dans la gestion de l’existant et ses certitudes, nous continuons d’être au contact des Compiégnois. Nous travaillons les dossiers, dialoguons avec les habitants, les commerçants, les artisans et les associations pour être leur porte-voix et améliorer leur quotidien.
Nous exerçons une opposition exigeante, constructive et vigilante, tout en portant des propositions concrètes, ancrées dans la réalité et issues des attentes des habitants.
Par leur attitude, Marini-Leca choisissent délibérément de diviser la ville, là où nous voulons rassembler et construire de manière paisible. Face à une équipe municipale qui se montre particulièrement irrespectueuse à l’égard du débat démocratique, nous opposons la force du dialogue et du respect mutuel.
Les Compiégnois n’ont pas voté pour cent jours d’attente. Ils ont voté pour une ville qui avance.
Servir Compiègne est devenu un mouvement populaire pour faire vivre la démocratie locale et rassembler toutes les Compiégnoises et tous les Compiégnois qui veulent s’engager pour leur ville, afin d’améliorer la vie du quotidien et préparer le Compiègne de demain.
Sophie Schwarz
Présidente de Servir Compiègne
Conseillère municipale